Le gouvernement belge a formellement démenti avoir validé le règlement européen sur la détection des contenus pédopornographiques, communément appelé « Chatcontrol ». Cette mise au point du ministre Theo Francken intervient en réponse aux allégations d’une élue flamande accusant l’exécutif d’avoir approuvé le texte malgré ses engagements publics.
La controverse a éclaté vendredi sur le réseau social X, lorsque Eva De Bleeker, élue au parlement flamand, a accusé les autorités de tromper la population. Elle a soutenu que la Belgique avait donné son aval à la proposition, contrairement aux déclarations antérieures de la N-VA. Face à ces accusations rapportées par l’agence Anadolu, le ministre de la Défense et du Commerce extérieur, Theo Francken, a apporté un démenti catégorique. Il a précisé qu’aucun vote n’avait eu lieu et que si tel avait été le cas, la Belgique se serait abstenue, respectant ainsi les accords conclus entre les différents niveaux de pouvoir du pays.
Alors que le dossier est actuellement en phase de « trilogue », impliquant des négociations entre les institutions européennes, la position de Bruxelles demeure inchangée. Theo Francken a réitéré que la Belgique ne voterait pas en faveur de ce règlement controversé. Ce texte, qui vise à obliger les fournisseurs de services à scanner les contenus pour lutter contre la pédocriminalité, fait face à une forte opposition des défenseurs de la vie privée et au blocage de l’Allemagne, craignant une surveillance de masse et une atteinte au chiffrement des communications.

