L’ancien candidat à la présidentielle, Thierno Alassane Sall, s’est prononcé sur la relation au sommet de l’État. En réaction à la décision du Premier ministre de prendre quelques jours de congé à compter de ce jeudi, il a évoqué l’existence d’un bras de fer silencieux entre les deux têtes de l’exécutif.
Selon des propos rapportés par IGFM, Thierno Alassane Sall soutient que le chef du gouvernement « pose constamment des actes qui traduisent une volonté de provocation et d’humiliation à l’égard du président de la République », sans toutefois nommer explicitement le Premier ministre. Il a ajouté que, selon lui, le chef de l’État s’efforce de contenir cette tension pour éviter qu’elle ne devienne une crise publique. « Malgré les efforts du président pour ne pas laisser transparaître la fracture, les signes d’un désaccord profond sont visibles », a-t-il insisté.
Ces déclarations font écho à des préoccupations déjà exprimées par certains observateurs concernant la dynamique au sein du pouvoir. Selon nos informations, l’analyste Ibrahima Bakhoum avait précédemment alerté sur un risque de fracture au sein de la majorité, soulignant que le leadership du Président Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko se trouvaient implicitement en concurrence. Ce contexte est décrit comme un « moment délicat » pour la coalition.
Par le passé, des voix s’étaient également élevées pour mettre en garde contre des manœuvres internes visant à fragiliser le duo exécutif. Des responsables avaient notamment dénoncé une volonté de fracturer le tandem, jugeant que la cohésion au sommet de l’État était un élément central du projet politique en cours.



