Face à la presse ce vendredi, Dame Mbodj, allié de Pastef, a livré une réplique ferme à l’ancien président Macky Sall et à ses avocats, venus nier l’existence de la dette cachée mise en lumière par le FMI. S’exprimant en anglais, il a accusé l’ex-chef de l’État d’avoir contracté « des emprunts publics sans l’autorisation du Parlement », en violation des règles budgétaires.
« Dans tout pays, il existe des règles. Au Sénégal, lorsqu’un gouvernement souhaite emprunter de l’argent public, il doit obtenir l’autorisation de l’Assemblée nationale. Or, le régime de Macky Sall ne l’a pas fait », a dénoncé Mme Mbodj. Selon lui, plusieurs rapports, dont celui du Fonds monétaire international (FMI), confirment que « de nombreuses dettes ont été dissimulées au peuple sénégalais».
La responsable politique a également critiqué la venue à Dakar d’un avocat français, Pierre-Olivier Sur, « mandaté pour tenter de nier l’existence de ces dettes ». M. Mbodj y voit une tentative désespérée de brouiller les faits. « Malgré leurs dénégations, ils n’ont fourni aucune explication crédible », a-t-il insisté.
Dame Mbodj affirme que le montant total dissimulé avoisinerait 5 000 milliards de francs CFA, un fardeau qui, selon elle, « a gravement déséquilibré l’économie nationale ».
« Nous nous engageons à faire toute la lumière sur cette affaire et à défendre la vérité, parce que les Sénégalais sérieux savent que ce régime a causé d’énormes torts à notre pays », a conclu le membre de la coalition Diomaye Président, appelant l’ancien pouvoir à « rendre des comptes pour avoir endetté le pays dans l’opacité ».


