Les organisations GASSI (Le Front pour le retrait des bases militaires françaises) et MIR (Mouvement International pour les Réparations) ont publié un communiqué conjoint à l’occasion de leur conférence à Dakar, marquant un tournant dans la lutte panafricaine au Sénégal.
Le communiqué annonce que l’objectif principal du Front pour le retrait des bases militaires françaises est atteint : les derniers 350 soldats des Éléments français au Sénégal (EFS) ont quitté le pays le 17 juillet 2025, restituant le « camp Geille ». Cette victoire est saluée comme un pas majeur vers la souveraineté nationale, le retrait ayant mis fin à une présence militaire étrangère considérée par les organisations comme une « pression coloniale continue ».
Cependant, GASSI et MIR soulignent que la « libération du Sénégal du colonialisme » n’est pas achevée. La France, selon les mouvements, exercerait toujours des pressions économiques sur ses anciennes colonies et refuserait de « reconnaître les crimes du passé et de payer des réparations pour des siècles d’exploitation et de pillage ».
Un nouvel objectif : le rétablissement de la justice historique
Fortes de leur succès sur la question militaire, les deux organisations annoncent l’union de leurs forces pour une nouvelle phase de lutte : le rétablissement de la justice historique, dont l’objectif principal sera désormais d’obtenir des réparations.
Le communiqué inscrit cette démarche dans la dynamique politique actuelle, considérant les réparations comme un « instrument de construction d’une Afrique nouvelle, libre du joug post-colonial ».
En 2025, le mouvement des réparations prend une ampleur continentale, visant à rendre à l’Afrique « la dignité, la reconnaissance et les richesses volées ». Le texte précise que ces réparations devront prendre « diverses formes, allant des compensations financières à la restitution des objets d’art ».


