Depuis quelque temps, le président de la transition guinéenne, Mamady Doumbouya, multiplie les gestes d’ouverture envers les artistes sénégalais. Une posture qui contraste avec le sentiment de mise à l’écart exprimé par certains d’entre eux depuis l’avènement des nouvelles autorités à Dakar. Résultat : là où ils disent ressentir un vide, c’est désormais à Conakry qu’ils trouvent écoute, reconnaissance et opportunités.
Tout a commencé avec Wally Ballago Seck, qui a dédié un morceau au colonel-président, saluant son leadership et sa vision pour l’avenir de la Guinée. Une initiative qui a marqué les esprits et qui, semble-t-il, a ouvert la voie. Dans la foulée, la diva sénégalaise Viviane Chidid s’est inscrite dans la même dynamique en offrant, elle aussi, une chanson à la gloire de Mamady Doumbouya.
Cette attention du chef de la transition n’est pas anodine. Elle est perçue comme une stratégie culturelle et politique, visant à donner à la Guinée un rayonnement régional tout en valorisant des figures majeures de la musique sénégalaise. À travers ces gestes, Mamady Doumbouya envoie un message fort : la Guinée est une terre d’accueil et de reconnaissance pour les artistes africains.
Alors que certains musiciens sénégalais peinent à maintenir leurs liens traditionnels avec le pouvoir central de Dakar, Conakry se présente aujourd’hui comme une alternative séduisante. En s’ouvrant à ces voix influentes, le colonel-président réussit non seulement à renforcer l’image culturelle de la Guinée, mais également à tisser des liens symboliques avec le peuple sénégalais à travers ses artistes.


